Pourquoi Léopold ?
Peut-on vraiment confier le cadrage d’un projet informatique à une IA ? Avec Léopold, l’objectif n’est pas de réfléchir à notre place, mais de poser les questions que nous aurions préféré ne pas oublier.
Les idées passent au grill
Épisode 6 : Pourquoi Léopold ?
« Ici, on ne juge pas les personnes. On met les idées au grill. Et parfois... elles en ressortent meilleures. »
Bienvenue à Barbecue IA.
Aujourd’hui, une idée passe au grill. On ne juge pas les personnes, seulement les idées.
Alors, question qui pique...
Pourquoi Léopold ?
Et surtout, qu’est-ce que tu cherches vraiment à résoudre derrière ce nom ?
Dans tous les projets informatiques, on fait des analyses, souvent fonctionnelles, des programmes que l’on veut créer.
Et pour ce faire, notamment dans les grandes sociétés, on a tendance à travailler avec des experts, des analystes.
L’objectif de Léopold, c’est de donner la possibilité à n’importe qui de conduire une analyse fonctionnelle sur un sujet informatique et d’en sortir un résumé, mais surtout un cahier des charges et une étude détaillée.
Mais alors...
Est-ce que derrière cette promesse, il y a une vraie méthode ?
Ou est-ce qu’on est simplement en train de maquiller une conversation avec une IA ?
Sur le principe, il y a une vraie méthode.
Puisque l’IA existe, autant l’utiliser pour se faire aider.
Le principe est simple.
On part d’un problème informatique ou d’une idée de logiciel.
On explique à Léopold quel est le problème à résoudre, qui rencontre ce problème, quelles sont les contraintes, quelles sont les règles...
Et à partir de là, Léopold va formaliser un jeu de questions-réponses.
À partir de ces réponses, on va pouvoir entrer progressivement dans le détail.
C’est un peu le principe d’un entonnoir : on part de la description initiale, relativement générale, puis on descend progressivement beaucoup plus en profondeur.
D’accord.
Mais si demain j’ouvre ChatGPT et que je lui demande exactement la même chose...
Est-ce que je n’arrive pas plus ou moins au même endroit ?
On peut imaginer, effectivement, que tu arrives au même endroit.
La différence, et elle est importante, se trouve dans tout le travail qui a été effectué sur le contexte de Léopold.
Léopold est destiné uniquement à faire de l’analyse et du cadrage de projet.
Dans les discussions avec l’IA qui se trouve derrière, il y a tout un travail sur la contextualisation et l’optimisation par rapport au résultat attendu.
Et ce résultat attendu, c’est un cahier des charges et une étude détaillée réellement exploitables.
Et si on enlève la technique deux secondes...
Qu’est-ce que ça dit de toi, ce projet ?
J’entends une volonté de cadrer, de structurer, de ne rien oublier.
C’est simplement ça ?
Ou il y a quelque chose de plus profond derrière ?
On ne peut jamais obtenir un cahier des charges ou une étude détaillée qui soit correcte à 100 %, qui contienne absolument tout.
C’est très, très compliqué.
Par contre, se faire aider par un outil comme Léopold permet, je pense, d’éviter d’oublier la moitié des choses.
Et il y a aussi la perfidie dont fait preuve Léopold dans ses questions.
Il pousse l’utilisateur à réfléchir.
Ce n’est pas l’IA qui fait tout le boulot.
Loin de là.
Les questions posées par Léopold à propos d’un projet peuvent très vite dévier vers des sujets de normes, de contraintes légales ou de RGPD.
Il a tendance à ne rien oublier.
Ce qui peut parfois être un peu fatigant.
Fatigant... ou révélateur ?
Est-ce que ce n’est pas justement ce que l’expérience finit par nous apprendre à la dure ?
Et que tu essaies maintenant d’encoder dans un outil ?
C’est exactement ça.
En fait, c’est plus révélateur que fatigant.
C’est fatigant parce que ça demande de réfléchir un peu plus.
Mais c’est révélateur parce qu’on a tendance, dans certains projets, à oublier des éléments qui peuvent paraître anodins.
Et ces petits éléments peuvent finalement représenter tout un pan du programme à mettre en œuvre.
Le RGPD, par exemple, peut avoir beaucoup d’importance, notamment lorsqu’on conçoit un outil SaaS.
Donc si je reformule...
Léopold, ce n’est pas simplement un outil pour aller plus vite.
C’est une façon de ne pas tricher avec la rigueur, même lorsqu’on a envie d’aller vite.
Exactement.
Et ce sont des constats que j’ai partagés avec Louis Planquart.
C’est aussi pour cela que nous avons travaillé ensemble sur ce projet.
D’une manière générale, on se rend compte que l’élaboration d’un cahier des charges puis d’une étude détaillée est fréquemment incomplète.
Fréquemment.
Avec Léopold, si après coup on veut ajouter des éléments ou repréciser certaines choses, on peut toujours le faire.
Et cela sans passer trois ou quatre jours à ressortir les documents et à tout reprendre.
Parce que la finalité est là : obtenir un document qui contient l’ensemble du besoin, une proposition de solution, et pouvoir ensuite échanger sur cette base avec son client ou ses interlocuteurs.
Je crois que c’est là que Léopold devient intéressant.
Pas parce qu’il saurait réfléchir à la place de celui qui porte le projet.
Mais justement parce qu’il refuse de le laisser passer trop vite sur les questions qui dérangent.
Il ne remplace pas l’analyse.
Il oblige à la pousser plus loin.
Tout à fait.
Mais je rajouterais une chose.
Le mieux, pour vérifier ce que Léopold peut réellement apporter, c’est encore de l’essayer.
Comme on dit souvent : « L’essayer, c’est l’adopter. »
Et on le trouve sur askleopold.app.
Après tout, c’est mon blog.
J’ai bien le droit de faire un petit peu de pub.
Touché.
Et finalement, la frontière est peut-être là.
Léopold n’a pas vocation à avoir toutes les réponses.
Sa valeur est plutôt dans sa capacité à poser les questions que l’on aurait préféré ne pas oublier.
Ce qui a survécu au grill
Léopold ne remplace pas la réflexion.
Il oblige à la pousser assez loin pour que les oublis ne deviennent pas du développement.
À la semaine prochaine.
Une nouvelle idée passera au grill.